La centrale solaired'Odeillo
9/2/2007
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PLUS FORT QUE 10.000 SOLEILS
C’est à Odeillo, en contrebas de Font-Romeu et de son Lycée Climatique destiné aux (futurs) athlètes de haut niveau, que se dresse le plus grnad four solaire du monde.
Le four d’Odeillo ne fournit pas d’énergie aux habitants de cette vallée des Pyrénées Orientales. C’est un des champs d’ expérimentation des chercheurs du C.N.R.S., le Centre Nationale de Recherches Scientifiques qui occupe 30.000 personnes dans 1.200 laboratoires répartis sur tout le territoire françaix. A ce titre, Odeillo est une des pierres qui jalonnent l’avenir. Même pour les habitants des régions où le soleil parait peu présent.
Popularisée par le cinema, l’image du projecteur DCA balayant le ciel à la recherche d’avions à abattre fait désormais partie de notre imaginaire. Ce qu’on sait moins, c’est qu’un de ces projecteurs, abandonné à Mont-Louis par les allemands en 1944, est à l’origine du gigantesque four solaire d’Odeillo.
A lÂ’origine : un projecteur DCA
Le projecteur DCA est fait d’une forte ampoule entourée d’un miroir parabolique qui amplifie la lumière. Le professeur Trombe eut l’idée de l’utilisé à l’envers : dirigée vers le soleil, la parabole concentre ses rayons vers le foyer. La chaleur dégagée est telle qu’une bûche placée devant s’enflamme immédiatement. L’expérience est répétée jour après jour pour étonner les touristes
Rien de neuf pourtant : mythe ou réalité, ne dit-on pas qu’il y à 2200 ans, des « miroirs ardents », permirent à Archimède d’incendier la flotte de Rome attaquant Syracuse ?
3.000 degrés au foyer
Les fours solaires paraboliques obtiennent leur énergie en se tournant vers le soleil. L’accroissement de la puissance - et donc de la taille – de la parabole est donc limitée : trop pesante, il serait impossible de la faire pivoter chaque jour d’est en ouest. C’est pourquoi le four solaire d’Odeillo est fixe mais alimenté par de petits miroirs maniables, les Héliostats. Le four proprement dit est formé de 1930 miroirs de 45 cm de côtés qui concentrent plus de 10.000 fois les rayons solaires sur un foyer, ce qui permet d’obtenir des températures de 3.000 degrés. Orienté au Nord, il reçoit la lumière envoyée par 63 miroirs mobiles de 45 m² chacun qui lui font face et qui peuvent suivre la marche du soleil. L’orientation des héliostats se fait en fonction de la température souhaitée : pour obtenir 2.000 degrés, une partie des héliostats doit être laissée hors rayonnement solaire.
Le four solaire d’Odeillo abrite une intéressante exposition « Le solaire apprivoisé » qui accueille un large public. Mais à quelques pas s’élève un autre four, plus puissant mais plus discret : il dépend de la Défense Nationale qui s’y livre à des recherches dont ont peut penser qu’elle n’ont rien à voir avec l’amélioration de la vie sur terre.
Des freins du TGV au navettes spaciales
A Odeillo, le CNRS mène des expériences très concrètes. Elle étudie, par exemple, la résistance des freins des trains à grande vitesse et des voitures de formule1 ainsi que le revêtement des engins spatiaux, tous ces éléments qui doivent résister à de très haute températures. La destruction en 2003, de la navette challenger lors de la rentrée dans l’atmosphère en est la tragique illustration. A ce moment, la friction porte les bords d’attaque de la navette à 1.650 degrés. Les 24.000 tuiles réfractaire du bouclier thermique résistent pourtant à des températures de 10.000 degrés mais c’est leur maintient en place qui à posé problème.
Piles à combustible et nanotechnologies
Mais Odeillo s’intéresse aussi à des domaines qui changeront profondément notre vie dans 10 ans, 20 ans… Ou jamais. Ce sont les aléas de la recherche :
« L’énergie solaire peut-être stockée sous forme de chaleur ou dans des réactifs chimique ». Au four d’Odeillo on explore « la voie chimique » qui semble être la plus prometteuse.
Elle consiste à réaliser des réactions chimiques à hautes températures grâce à l’énergie solaire concentrée. Les produits obtenus sont capables de stocker cette énergie, de permettre sont transport et enfin sa restitution sous forme d’hydrogène d’électricité ou de chaleur au moment de la demande (…).
On y étudie également la synthèse de nanotubes de carbone simple paroi (…) . Cent mille fois plus minces qu’un cheveu, deux fois plus léger que l’aluminium, dix fois plus résistant que l’acier, ils bénéficient d’une conductivité électrique supérieur qu’a celle du cuivre.
Les applications envisagées sont multiples : piles à combustible, vêtements anti-feu, câbles électriques, écrans plats, capteurs médicaux bio-compatibles etc.(extrait d’une fiche de l’expo « soleil cité, mythes et réalités).
Les piles à combustible, qui font l’objet de recherche partout dans le monde, offrent d’infinies perspectives en matière de production d’énergie propre puisqu’elle permettraient de produire chaleur ou électricité au départ d’oxygène et d’hydrogène en rejetant non des gaz nocifs mais de l’eau. Beaucoup de problèmes techniques restent toutefois à régler.
Quant aux nanotechnologies, Odeillo entend notamment développer le stockage des déchets des centrales nucléaires dans des nanotubes.
FascinantÂ…
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